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Basile Valentin

Qui était Basile Valentin ?



Frère Basile Valentin

C’est sous le pseudonyme de Basile Valentin (Basilius Valentinus) frère de l’Ordre religieux de Saint Benoît (devise : Ora Labora) à Erfurt en Allemagne que furent édités plusieurs textes et Traités Alchimiques dans la plus pure Tradition.



Ce nom relève plus de l’imaginaire que de la vérité, nous savons juste que son enseignement vient de Luce Papirius (chap 1 les 12 clefs de la philosophie) et sa transmission se fait dans le respect de ses Pères. Nous pouvons constater que le message est plus important que le messager.

Il se transmet sans dévoilement avec simplicité et humilité. C’est un des adeptes occidentaux les plus prestigieux qui fût aussi un chimiste remarquable et le premier à détailler avec précision la préparation des principaux composés antimoniaux.

Aussi les historiens se sont-il penchés sur sa biographie dès le début de XVI ème siècle l’enquête ordonnée par l’Empereur Maximilien vers 1530, sans rien donner de positif, établit cependant que les manuscrits des Bénédictins à l’Abbaye d’Erfurt s ‘étaient déjà répandus à cette époque.

Le docteur Joseph Theele dans ces recherches sur les manuscrits de cette abbaye , parues à Leipzig en 1920 décrit une copie du XVIII siècle d’un manuscrit autographique « écrit par moi (Basile Valentin) au couvent de Saint Pierre l’an du seigneur 1480 ».



Il semble que l’on doive retenir cette époque comme la plus probable : elle explique en effet que Paracelse ait pu, l’un des premiers, assimiler le contenu des écrits de Basile Valentin et s’en servir pour établir sa théorie des 3 principes, ce dont tous les chimistes du XVII ème siècle étaient convaincus.



Ce n’est que tout récemment qu’on a voulu à tout prix attribuer la paternité de cette théorie à Paracelse . Certains veulent même que les écrits les plus célèbres de Basile Valentin aient été composés par Thölde, qui en donna les premières éditions, tardives il faut le reconnaître, en 1599. Mais les recherches modernes penchent pour un groupe de personnes.



Un texte très proche « du char Triomphal de l’antimoine » publié par Thölde sous le nom de Basile Valentin en 1604 a été retrouvé par Karl Sudhoff, cette copie signée de Thölde en tant qu’auteur. L’éditeur signa peut être pour le respect de l’auteur original. Seul Basile Valentin détient la vérité mais le message prime sur le messager.



Ouvrages de référence :

- Les 12 clefs de la Philosophie.
- L’Azoth ou le moyen de faire de l’or caché des Philosophes.
- Le char triomphal de l’Antimoine.
- Traité Chymico - Philosophique des choses naturelles et surnaturelles des métaux et des minéraux
- Le Dernier Testament T I II III
- Traité de la nature de l’oeuf


Apport à l’Alchimie sur le plan spéculatif :
Dans la lecture de ces textes l’auteur nous considère comme un ami et nous éclaire sur la philosophie d’être de l’Alchimiste (ces valeurs et vertus à acquérir sur le chemin de l’Oeuvre).
Il l’explique dans le char triomphal de l’antimoine par « 5 choses principales » dans l’avant propos dont le cherchant doit s’imprégner pour être sur le véritable chemin.

Apport à l’Alchimie sur le plan opératif :
Basile Valentin avait des connaissances chimiques considérables. Il a montré que l’ammoniac pouvait être obtenu par l’action des Alcalins sur le chlorure de Sodium et crée l’huile de vitriol acide sulfurique.



Azoth est un terme relevant de l'alchimie. "Azoth" désignerait la matière première (le point de départ du Grand œuvre alchimique) ou la panacée, ou le dissolvant universel (l'alkahest), ou le mystérieux Mercure des sages, ou encore l'Esprit Universel (Spiritus mundi…). L'acception du terme semble diverger selon les alchimistes et les traités.

Selon l'étymologie symbolique des alchimistes, le mot "Azoth" commence par la première lettre et finit par la dernière lettre de divers alphabets. On lit dans Azoth ou le moyen de faire l'Or caché des Philosophes de Basile Valentin (1624)

« Présent en tout lieu, les Philosophes m’ont orné du nom d’Azoth, les Latins A et Z, les Grecs Alpha et Oméga, les Hébreux Aleph et Thau, tous lesquels noms signifient et font Azoth jeté dans le feu comme par colère j’oppresse l’eau, et les six autres métaux louent grandement mon nom, d’autant que je les introduis au Royaume du Soleil, de là ils m’appellent universel quand je les transmute en très pur Or, lequel ne sentira jamais aucun dommage par eau, feu, terre, ou venin. Davantage il sert de remède aux maladies des hommes ; je suis le vrai trésor Royal donné seulement au pieux. »

Selon l'étymologie savante des orientalistes, Azoth, azoch, azoc (indecl. n.) ou Azothum (-i, n.) (de l'arabe زئبق az-zāʾūq, ou du persan ژیوک žīwak (aujourd'hui ژیوه žīwah ou جیوه ǧīwah), signifie "vivant", c'est-à-dire "vif argent")

On appelle "Azoth de Paracelse" un amalgame d'or et d'argent.





Source : Collectif