Patrimoine alchimique

Le tombeau de Thomas James

Considérations historiques & Alchimiques - Cathédrale Saint-Samson de Dol-de-Bretagne


Auteur : Jacques Hylae
144 pages - avec Illustrations
Prix de vente : 25,00 € TTC


Une histoire de résurrection et de vie éternelle
En 1504, à Dol-de-Bretagne l’évêque Thomas James rendait son dernier souffle, c’était un vendredi Saint. Ses dernières volontés furent d’être inhumé dans la cathédrale Saint-Samson, comme un simple homme du peuple : « sed sicut unus de populo ». Ses deux neveux, loin de respecter ce souhait pourtant sacré, firent ériger un monument à sa mémoire dans le transept septentrional de la cathédrale. Ce chef d’œuvre est le travail du Florentin Jean Juste, dont le frère venait de s’illustrer sur le Tombeau de François II à Nantes, commandé par Anne-de-Bretagne. Sans doute s’inspira-t-il du merveilleux missel que l’évêque avait commandé en 1483 à l’enlumineur Attavante degli Attavanti. Le tombeau de Thomas James, ainsi que celui de Nantes, marquent le début de la Renaissance Française.

C’est en décembre 2011 qu’on sut enfin si le cercueil de l’évêque était bien à l’intérieur du monument, grâce à Patrick Amiot, président et fondateur de l’association ARCAD. Celui-ci fit usage d’un ingénieux dispositif permettant d’observer l'état du cercueil de plomb, sans rien déranger, à travers une fissure, dans ce qui était de fait un tombeau et non un cénotaphe.

Mais la partie qui nous intéresse évidemment le plus, est l’ensemble décoratif des pilastres, piliers et frontons, richement décorés de la main même de l’artiste florentin. C’est principalement l’objet du livre de Jacques Hylae, qui a cherché dans cet ouvrage à décrire la symbolique alchimique laissée en héritage dans ces ornements.

Une autre partie du travail de l’auteur, non moins intéressante concerne l’orientation du tombeau et de la cathédrale. En effet, au solstice d’été, un phénomène lumineux se produit venant en concordance avec la représentation sculptée du fronton supérieur du tombeau. Cette représentation, longtemps restée mystérieuse, est dévoilée au grand public, mettant en exergue l’aspect mystique et alchimique de l’ensemble.

Jouant entre le soleil et la lune, les textes des anciens alchimistes, le missel et ses secrets, l’auteur citant abondamment Fulcanelli, nous emmène sur la voie alchimique des grands mystiques. Il dresse aussi un portrait de celui qui fut grand amateur de l’art italien en France et sans doute son promoteur en Bretagne. C’est donc un regard nouveau qu’on nous propose sur cette cathédrale et sur ce tombeau qui resta longtemps un grand mystère.