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Equinoxes et Solstices



Qu'est ce que l'équinoxe

Il y a deux équinoxes dans l’année. Les équinoxes marquent le début de la saison du printemps et de la saison de l’automne. L’équinoxe d’automne a lieu entre le 20 et 23 septembre et l’équinoxe de printemps a lieu entre le 20 et 23 mars. Les équinoxes correspondent aux jours où la nuit est aussi longue que la journée. Ces deux journées là, les rayons du Soleil sont à la verticale par rapport à l’équateur et à l’horizontale par rapport à l’axe de la Terre. Le Soleil se lève quasiment exactement à l’est et se couche quasiment exactement à l’ouest.




Qu'est ce qu'un solstice



Il y a deux solstices dans l’année, le solstice d’hiver et le solstice d’été. Les solstices s’expliquent par l’inclinaison de la Terre par rapport au Soleil. Au solstice d’été, la Terre côté hémisphère nord est inclinée au maximum vers le Soleil. Les rayons du Soleil éclairent l’hémisphère nord pendant une durée maximale : c’est le jour le plus long de l’année pour l’hémisphère nord. Cela marque le début de l’été. Il a lieu dans l’hémisphère nord aux environs du 21 juin. Au solstice d’hiver, la Terre côté hémisphère nord est inclinée au maximum mais du côté opposé au Soleil. Les rayons du Soleil éclairent l’hémisphère nord pendant une durée minimale : c’est le jour le plus court de l’année pour l’hémisphère nord. Cela marque le début de l’hiver. Il a lieu dans l’hémisphère nord aux environs du 21 décembre.


Quelques compléments relatifs aux saisons

Notre calendrier actuel est le calendrier grégorien , c'est un calendrier solaire découpé en douze mois d'environ quatre semaines de sept jours. L'année est fractionnée en quatre saisons et des dates en marquent le début. Il s'agit des équinoxes et solstices. Il y a deux équinoxes : un de printemps et un d'automne, et deux solstices : d'hiver et d'été. Pour comprendre la signification de ces quatre points, il est nécessaire de comprendre certains mouvements de la terre.

L'axe de rotation de la terre est incliné d'environ 24° par rapport au plan de l'écliptique terrestre. Cet axe, indique par son prolongement la direction d'une étoile, c'est l'étoile polaire, et comme il y a deux pôles, il y a donc deux étoiles polaires. Au nord, l'étoile polaire est Alpha Ursae Minoris qui est située dans la constellation de la Petite Ourse ; au sud, l'étoile polaire est Beta Hydri qui est située dans la constellation de l'Hydre mâle. Cette inclinaison provoque une variation d'exposition de la terre vis à vis du soleil. On peut pour mieux comprendre cette variation, imaginer un basculement de l'axe de la terre de +24° à -24° soit une amplitude de 48° sur une année, ce qui correspond à ce qui se passe réellement. On dispose alors d'un modèle plus simple à visualiser en ce qui concerne les saisons.

Attention, ce basculement est imaginaire et il n'a pas lieu matériellement, il aide simplement à la compréhension du phénomène car ce n'est pas la terre qui bascule mais l'exposition à la lumière solaire qui varie. Toutefois, il a lieu sur un plan énergétique avec le même résultat, et il est très important de bien l'assimiler pour comprendre les mécanismes naturels saisonniers.

Dans ce modèle, on constate une inclinaison de l'axe terrestre qui suit une trajectoire qui peut être représentée par une sinusoïde, dont les solstices sont bien les points d'arrêt de l'inclinaison de l'axe et de basculement, alors que les équinoxes sont les points où la vitesse de modification de l'inclinaison sont au maximum.

Le solstice d'hiver marque la fin du basculement de l'axe terrestre en retrait du soleil et un temps d'arrêt. A partir du solstice d'hiver, l'axe terrestre repart vers le soleil, il s'arrêtera au solstice d'été qui marque lui aussi un point d'arrêt, avant de repartir vers un nouveau cycle.

Ce basculement est mû par une force dont les caractéristiques sont le mouvement et le potentiel ! Le potentiel est la puissance immobile qui va se décharger dans le mouvement qui devient puissance mobile, il y a donc une conversion potentiel-mouvement qui passe par deux moments d'immobilité où le potentiel devient maximal et deux points de mobilité maximum où le potentiel est totalement converti en mouvement. Ce phénomène est assimilable à ce que l'on constate sur un ressort que l'on comprime et qui se détend, ou aux oscillations d'un pendule d'horloge.

Nous nommerons pour plus de facilité, le premier mouvement vers le soleil : croissance et celui du retrait solaire : décroissance. L'équinoxe de printemps marque le point milieu entre les solstices d'hiver et d'été (croissance), c'est aussi un point d'équilibre où l'accélération de ce mouvement de croissance est maximal et va commencer à diminuer. L'équinoxe d'automne est le point milieu entre les solstices d'été et d'hiver (décroissance), c'est aussi un point d'équilibre où l'accélération de ce mouvement de décroissance est maximal et va commencer à diminuer.

Le basculement (fictif) de l'axe de la terre de +24° à -24° induit le même phénomène, ce qui se traduit par deux saisons principales qui sont la saison positive (déplacement vers le soleil) et la saison négative (déplacement en retrait du soleil). Ces aspects positif et négatif induisent dans la nature deux phases que l'on peut qualifier de croissante pour la partie positive et décroissante pour la partie négative. On nommera donc ces deux phases : croissance et décroissance. La croissance débute au solstice d'hiver et s'achève au solstice d'été, alors que la décroissance débute au solstice d'été et s'achève au solstice d'hiver.

Lors de ces variations angulaires (nous reprécisons qu'elles ne sont pas physiques mais résultantes vis-à-vis du soleil de par l'inclinaison de l'axe terrestre), la terre est plus ou moins soumise à la Chaleur et à l'Humidité qui sont les deux natures fondamentales, de ce fait il résulte des combinaisons diverses de ces deux natures par : froid = manque de chaleur, sec = manque d'humidité. Nous allons voir plus loin l'incidence de ces combinaisons qui sont quatre et qui caractérisent les éléments.

La croissance culmine à l'équinoxe de printemps (accélération maximum) alors que la décroissance culmine à l'équinoxe d'automne (décélération maximum). Pendant la croissance, c'est la plénitude de la chaleur et de l'humidité qui s'impose, pendant la décroissance c'est le manque de la chaleur et de l'humidité qui s'impose. Il est à noter que le solstice de printemps marque la même position géographique que l'automne, ces deux saisons devraient donc être identiques sur un plan climatique alors qu'elles sont opposées dans leur principe : croissance et décroissance. Par cet accroissement et décroissement de chaleur vis-à-vis de l'humidité, la nature imprime donc quatre saisons qui ont chacune leur caractéristique élémentaire : le printemps est chaud et humide (air), l'été est chaud et sec (feu), l'automne est froid et sec (terre), l'hiver est froid et humide (eau). Les quatre saisons sont donc décomposables deux à deux en deux grandes périodes : humide (hiver et printemps) et sèche (automne et été), puis : chaude (été et printemps) et froide (automne et hiver). Attention, ces caractéristiques alchimiques ne concernent pas directement le climat et notamment la pluviométrie ou les vents, mais sont liées à bien d'autres influences.


Ce mouvement de flux et reflux, est universel et peut-être constaté à tout moment dans l’expression de la nature : inspire-expire, diastole-systole, phases de la lune, marées, etc.

Dans la mythologie grecque, Perséphone, fille de Déméter, enlevée par Hadès est retenue prisonnière aux enfers, mais Zeus en décide autrement et pour ne pas se fâcher avec son frère Hadès, il donne droit à Perséphone de passer six mois à la surface de la terre et à l’olympe et six mois sous terre aux enfers. Ces deux grandes périodes marquent les saisons printemps et été ainsi que l’automne et l’hiver.

Ce mouvement universel est aussi symbolisé dans les édifices religieux, nous les décrivons et en parlons dans nos ouvrages.




Course solaire de l'Eglise de Folleville



Eglise de Folleville



Plan - Eglise de Folleville


Course solaire et cycle des solstices & équinoxes