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Le Cosmopolite



Le Cosmopolite est un auteur de traités alchimiques, son plus célèbre traité s’intitule « La nouvelle lumière chymique » ou plus exactement dénommé « Les œuvres du Cosmopolite divisées en trois traités» a été imprimé en 1604.
A sa lecture on se fait vite un jugement, il s’agit d’un Adepte et en aucun cas d’un souffleur qui aurait recopié les ouvrages de ses prédécesseurs.



La question est qui était derrière le personnage du Cosmopolite ?

Il semblerait qu’il s’agisse de deux personnages, un maître et un disciple, le maître serait Alexandre Seton (Alexander Sethon) mort en 1603 et que l’on va qualifier de Cosmopolite. Ses travaux ayant été ensuite poursuivis par son disciple Michel Sendivogius (Michał Sędziwój) (1566-1636) Philosophe, médecin et alchimiste, qui aurait perpétué le pseudonyme de Cosmopolite.
Le Cosmopolite originel est un adepte (sans majuscule, car ayant obtenu la poudre de transmutation par leg et non par labore), il aurait en effet obtenu sa poudre de transmission de l’Adepte Jacob Haussen qu’il sauva de la noyade lors d’un naufrage.
La référence au Cosmopolite vient du fait qu’Alexandre Seton voyage beaucoup à travers l’actuelle europe afin de promouvoir la véracité de la transmutation du plomb ou du verre d’antimoine.
Une légende voudrait que Michael Sendivogius ait aidé le mystérieux adepte Alexandre Seton à s'évader de la tour où un prince allemand le retenait prisonnier.
Seton mourrant suite à une blessure occasionnée lors de son évasion, transmit à Sendivogius ses secrets en même temps d’une bonne provision de pierre philosophale.
Ainsi les ouvrages de Sendivogius, publiés sous le pseudonyme de Cosmopolite, ne seraient autres que ceux de Seton lui-même.




Pour Louis Figuier, Alexandre Seton est un imposteur et n’aurait jamais rencontré Sendivogius et une fiction aurait été écrite en rapprochant des trajectoires de personnes n’ayant aucun rapport l’une avec l’autre.




Réalisation de la vodka de Sendivogius selon sa recette

Lors de notre visite à Prague il nous a été remis sous le sceau de la reconnaissance et du secret les carnets de laboratoire de Michel Sendivogius qui se révèle avoir possédé des connaissances des plus étendues.
Pour « preuve » nous avons redistillé sa célèbre vodka qu’il proposat jadis à Rudolph II Roi de Pologne en échange de sa liberté et surtout de sa protection vers 1590.
La légende veut qu’un souterrain courre de son laboratoire situé dans la belle ville de Prague jusqu’au château du souverain permettant à l’Adepte de se réfugier en lieu sûr pour toute tentative d’arrestation fromentée par l’Eglise inquisitrice.




Revenons aux travaux de Sendivogius, il n’a pas fait que réaliser l’équilibre alchimique du citron dans la vodka, il a également développé des acides lui permettant d’attaquer les métaux.
Le résultat de ces études sur les acides et les métaux lui a permis de découvrir l’oxydation et en particulier l’air que nous appellerons de nos jours oxygène (découvertes que l’on imputera à tort 170 ans plus tard à Carl Wilhelm Scheele et Joseph Priestley).





L'entrée secrète du laboratoire à Prague

Le laboratoire de Sendivogius à Prague

Le souterrain du laboratoire au château



Ouvrage original du Cosmopolite : "La nouvelle lumière chymique"