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Athanasius Kircher



Athanasius Kircher né le 2 mai 1602 à Geisa et décédé le 27 novembre 1680 à Rome est un prêtre jésuite allemand. C’est un inventeur et un encyclopédiste, un des savants les plus important de l’époque Baroque. Son père spécialiste de la philosophie et de la théologie donna une bonne instruction à ses 9 enfants dont Athanasius le plus jeune.

Entre 1614 et 1618, Kircher apprend le grec ancien et l’hébreu au collège jésuite de Fulda. Il entre dans l’ordre Jésuite et approfondit les langues classiques avec l’étude des sciences. Il étudie les curiosités du monde physique. Il est ordonné prêtre en 1628.

Il enseigne alors l’éthique et les mathématiques. Il s’initie à la recherche scientifique et aux langues orientales.



Première publication en 1631 « Ars magnesia » (sur le magnétisme).



Fuyant la guerre de 30 ans. Il se réfugie à Avignon où il construit un observatoire. Il est nommé, en 1635, professeur de physique, mathématiques et langues orientales au Collège romain à Rome. Il reste attaché à l’université jusqu’à la fin de sa vie. Ce que ne l’empêcha pas de voyager partout où le conduisaient ses investigations scientifiques.

Dès 1646, on le libère de sa tâche d’enseignant pour qu’il puisse se consacrer entièrement à la recherche et à l’écriture.



Il écrit plus de 39 livres, les thèmes sont très divers ; les mathématiques, l’astronomie, la musique, l’acoustique, l’archéologie, la chimie, l’optique, la médecine, sans parler des langues orientales et des sujets plus curieux même si moins scientifiques mais en accord avec ces croyances (la kabale, l’occultisme).

Ces livres fourmillent d’intuition et d’hypothèses diverses, il est un encyclopédiste de génie appelé le « Maître des cent savoirs » ou « le Phénix des savants ». Il applique à son travail toujours une même rigueur scientifique, constante dans son œuvre, en alliant le tout avec une conception mystique de la nature.

Il se fabrique un microscope qui lui permet de faire des observations pertinentes sur le sang. Il s’intéresse à la médecine lorsqu’une épidémie de peste ravage Naples (1656). Par intuition il élabore sa théorie qui repose sur le principe non scientifique de la génération spontanée.

Mais le plus important étant la proposition de mesures prophylactiques pour prévenir la propagation de la maladie comme l’isolation en quarantaine des malades, l’incinération des vêtements et le port d’un masque facial pour éviter d’inhaler les germes.

Kircher laisse un mégaphone de son invention. Il invente un système destiné à engendrer des partitions musicales (futur musique algorithmique). Il fut le plus grand polyglotte de son temps, il s’intéresse à l’origine des langues.

Kircher estime que les hiéroglyphes sont des symboles, comme le montrent au XXe siècle les travaux de René Adolphe Schwaller de Lubicz, il avait raison mais ces déductions étaient erronées en pratique.

Il observe en Sicile une éruption de l’Etna (1630).





Il inventa la lanterne magique, le microscope , la machine à calculer et le pantographe (pour faciliter l’étude de la géométrie).



Il laisse plus de 40 œuvres de 1631 à 1680 « Ars Magnesia » à « Physiologia Kicheriana experimentalis »